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Le Minimalisme

Nous entendons parler de minimalisme depuis quelques temps sur les réseaux sociaux puis, plus récemment, dans les médias traditionnels (radio, télé…). Il existe en effet des tas d’articles, blogs, vidéos traitants de ce sujet. Certaines vidéos sur Youtube font des millions de vues. Derrière ce mot parlant mais intriguant se profile peut être une tendance durable.

Que se cache t il réellement derrière ce concept ?

De ma compréhension de néophyte, c’est un courant à contre-courant de la société de consommation. C’est un mode de vie qui prône le minimum (comme son nom l’indique)

Il s’agit de faire le vide autour de soi de manière judicieuse et pour une meilleure qualité de vie.

L’idée est que nous autres, occidentaux, vivons dépendants de la société de consommation que nous avons nous même créée. Nous nous sommes en quelques sorte enfermés dans une prison dorée ou la consommation de biens et de services occupe une place centrale dans nos vies et semble t il trop importante.

Notre système économique repose sur la consommation. Il est nécessaire de consommer toujours plus pour alimenter cette fameuse croissance. Afin de satisfaire cette consommation soutenue, l’appareil productif doit toujours produire davantage. C’est le cercle vertueux de l’économie de marché.

Le minimalisme va donc à l’encontre de ce paradigme en réduisant la consommation et participe à l’idée de décroissance (thème que je développerai prochainement).

Voici quelques exemples concrets (encore une fois de ma compréhension) qui caractérisent le minimalisme:

Le matériel:

  • jeter ou donner tout ce dont on ne sert plus
  • réduire au strict minimum la quantité d’objets dont on se sert y compris les plus élémentaires (vêtements, cuisine, objets d’hygiène…)
  • arrêter de consommer tous les produits
  • arrêter d’acheter de nouveaux produits que nous avons précédemment jetés ou donnés
  • déménager pour un espace moins grand ou louer les espaces vides.

De manière générale, se débarrasser de tout ce qui peut nous posséder, nous faire perdre le contrôle de notre vie ou nous faire perdre du temps selon les spécialistes du minimalisme.

Perdre du temps dans le sens où nous devons nous occuper de ce matériel, l’entretenir, le faire fonctionner, le remplacer etc).

Il s’agit tout de même de revenir pour les plus extrêmes à une vie des plus rudimentaires avec le minimum à disposition en gardant le confort du toit, de l’eau, de l’électricité.

De ce que j’ai vu et compris, la question n’est pas de ne plus rien posséder mais de s’en rapprocher.

L’idée est bien de reproduire une vie monacale à la mode du 21e c’est à dire sans lien avec la religion et pour se concentrer sur l’essentiel, nous et les autres.

La vie sociale:

  • se séparer des personnes malveillantes
  • s’éloigner des personnes qui ne répondent pas ou qui n’ont pas de temps pour nous
  • oublier ceux pour qui nous n’avons pas d’affinités
  • couper les ponts avec ceux qui ne nous tirent pas vers le haut

Privilégier la qualité sur la quantité donc. Et c’est la suite logique voire la finalité du vide matériel réalisé au préalable. Si nous sommes moins dépendants des objets, nous serons plus présents et concentrés pour les gens qui comptent.

Certains d’entre-vous se reconnaitrons déjà dans telle ou telle action. Alors vous vous dites “mais je suis déjà minimaliste !”. Oui mais non.

Vous l’aurez compris, le minimalisme repousse à l’extrême l’idée de non possession.

Les avantages prônés sont multiples mais le premier d’entre eux est la recherche du bonheur. Le minimum de possession, le maximum de bonheur !

Puis viennent les économies financières, surtout sur l’immobilier (si l’on pousse la logique jusqu’au bout), le ménage et de manière général le temps consacré à son matériel.

En bref, je comprends et j’interprète l’émergence de ce courant comme une réaction aux inquiétudes liées à notre gestion des ressources mondiales, à l’économie de marché et à la tentative de construire un monde alternatif.

Le minimalisme veut redonner le pouvoir aux consommateurs et réduire la production pour préserver la Terre et ses habitants. Il sous entend aussi un ralentissement voire une décroissance économique en tout cas dans les pays occidentaux.

Bien que ce ne soit pas les arguments mis en avant par le minimalisme, c’est ce que j’en comprends. Cette initiative est fascinante d’un point de vue économique et social et je ne manquerais pas de faire part ici des évolutions de ce nouveau mode de vie.

A suivre donc …